Supporters du MCA
Passion et fidélité
Par A. Salah Bey
Sans eux, le football n?existerait pas. Ils sont les piliers de ce merveilleux sport. Eux, ce sont les supporters les véritables dépositaires de la culture footbalistique.
Leur contribution, qu?elle soit morale ou financière, est de plus en plus grande. Ils sont désignés communément comme étant le douzième homme. Et au Mouloudia d?Alger, club doyen et populaire, ce mot prend sa dimension la plus significative.
On a beau , à tort ou à raison, les affubler de tous les «mots», y compris de ce terme de «Chnaoua» que beaucoup d?authentiques rejettent, mais les supporters du MCA n?ont rien à voir avec le modèle hooligan anglo-saxon ou de stéréotype de la banlieue nord parisienne. Et s?il arrive que des incidents éclatent ici et là dans des proportions très limitées, la passion et la fidélité des supporters vert et rouge l?emporte toujours.
Qui ne se rappelle pas de cette finale du championnat de 1999 à Zabana où fans du MCA et de la JSK avaient rallié la capitale de l?Ouest en toute sportivité. Ce jour-là, on comptait presque 40 000 supporters du Doyen, un contingent déterminant dans le sacre final. Quatre ans après, c?est Tiaret qui vivra le même remake à l?occasion du dernier match décisif pour l?accession contre Sougueur.
Ils ont abandonné, comme d?habitude, leurs postes de travail, leurs études, leurs commerces, leurs murs de quartier pour s?entasser dans tout ce qui roule en direction de la reine du Tiferi. Chants, danses, flammes et fumigènes, la fête est totale. Parfois cette passion, les supporters la payent au prix même de leur vie dans des accidents ou dans des bagarres avec d?autres supporters. Tenaces, coriaces, ils ne se découragent pas même, si leur équipe favorite est reléguée en Seconde division. Ils s?accommodent du peu de moyens dont ils disposent, du manque de structures ou comités d?organisation capables de canaliser leur énergie et leurs déplacements.
Ils sont là debout, derrière les grillages, toujours aussi nombreux qu?avant pour entonner que leur Mouloudia ne mourra jamais. Ils sont enviés par tous les clubs algériens qui souvent n?arrivent même pas à combler la moitié de leur enceinte. Ils ont le MCA dans le sang et c?est là toute la différence.
A. S.-B
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9 août 2008
Sougueur, sport