
L’élevage bovin en Algérie se caractérise par une exploitation présentant deux types d’associations à savoir l’association élevage bovin- forêt et ou herbage lacustre, ou l’association élevage bovin-céréaliculture.
Néanmoins, la gestion actuelle de ces types d’associations est principalement conditionnée et caractérisée par des ruptures d’équilibre dans le milieu physique avec des incidences sur la productivité énergétique . C’est du moins ce qui ressort d’un récent rapport du Greedal sur l’élevage bovin en Algérie. Selon le Greedal, depuis l’indépendance du pays, la progression des effectifs bovins peut être estimée du simple au double. Cette ressource génétique s’est reconstituée pour atteindre la moyenne des effectifs de la période 1867 – 1915 . Elle compte actuellement près de 1.4 millions sujets, localisés pour plus de la moitié dans les régions de l’est algérien, son importance diminue avec la pluviométrie décroissante, ce qui explique sa prédominance dans la zone humide, la partie centrale et oriental de la zone subhumide. On la retrouve concentrée dans les zones littorales, sub-littorales et l’atlas tellien, avec une légère tendance pour les zones telliennes. Au niveau des hautes plaines telliennes et steppiques les bovidés sont peu nombreux. La plupart des grandes aires de bovin local se situent au nord de l’isohyète supérieur à 400 mm de pluies . Ces aires concerneraient les zones montagneuses (Guelma, Skikda , Jijel, Kabylie ), les zones lacustres (Annaba , Tarf ).
Au niveau des hauts plateaux, nous citerons les aires principales suivantes : Sétif, Oum-el-bouaghi, Souk-ahras, et Tiaret pour l’ouest du pays. Le cabinet estime que les populations ou rameaux de bovins de l’Algérie s’apparentent toutes à la brune de l’Atlas. La taille et le poids des populations bovines sont variables, ils sont plus faibles pour les animaux de montagne (250 à 300 Kg), et élevés pour ceux vivant en plaine (300 Kg). Les sujets de races pures sont encore conservés dans les régions montagneuses, surtout isolées et difficiles d’accès. Les populations ou rameaux composant cette race « Brune de l’Atlas « se différencient nettement du point de vue phénotypique. Nous pouvons citer à cet effet la Guelmoise identifiée dans les régions de Guelma et Jijel et elle compose la majorité du cheptel bovin algérien. La Cheurfa qui vit en bordure des forêts, identifiée dans les régions de Guelma sur les zones lacustres de la région d’Annaba, la Sétifienne, la chélifienne, la Jerba qui peuple la région de Biskra. Par répartition géographique, la population des régions de l’Ouest est localisée dans les monts de Tlemcen et de Saïda. Les tendances aux croisements qu’ils ont eues à subir ont fait appel au sang ibérique.
Dalila T.



















































9 juillet 2010
AGRICULTURE