Le quartier Graba, implan té sur les hauteurs de la ville du saint patron de la région, Sidi Khaled, né à une autre époque, celle des chouyoukh Driss, Senouci, Moulay, Mabrouk et autres, mais qui ont laissé des empreintes à la zaouïa Mokhadam, est aujourd’hui un lieu qui ne mérite pas son nom.
Les conditions minimales pour une vie quotidienne décente sont absentes: habitations vétustes abandonnées par leurs propriétaires, murs en parpaing et clôtures en fils barbelés et en tôle qui font office de maisonnettes, etc.
Une grande partie de ce lieu saint du mausolée de Sidi Khaled, rasée lors d’une opération bulldozer, est en terre battue et les eaux usées ruissellent en plein air. Quant à l’énergie électrique, les occupants sont alimentés par une toile d’araignée. Et encore, ajoutent les habitants, les rats et les serpents, en promenade libre, guettent les chérubins du plus vieux quartier de la capitale des Rostomides qui n’ont aucun espace où prendre l’air. Selon certains, le premier groupe attend les promesses des pouvoirs publics pour l’éradication des taudis restants et sera relogé sous un toit.
Quant au second, il manifeste et refuse de quitter les lieux des ancêtres après maintes rencontres tenues avec le wali. Selon le témoignage d’un citoyen, depuis que Tiaret a été élevée au rang de département, l’actuel wali est le seul haut responsable à s’y rendre, à plusieurs reprises, pour trouver une solution à cette cité abandonnée à son sort. Selon le premier responsable de la wilaya, Haï Sidi Khaled est retenu comme priorité et une partie des habitants de ce même quartier a fait l’objet d’un recasement. Le reste ne saurait tarder à connaître le même avenir selon les critères.
Contacté par nos soins, le DUCH, M. Sayoud, à propos de la future assiette, nous confirme qu’une enveloppe financière est réservée à ce site pour donner une nouvelle vitrine au chef–lieu, dont des logements en duplex, une tour, un institut islamique, des espaces verts et autres commodités. Vu le pactole injecté au chapitre du nouveau programme, ce lieu reste une priorité absolue car, selon notre interlocuteur, c’est l’un des points noirs de Tiaret.
Hamzaoui Benchohra
L’Echo D’Oran du samedi 17-07-2010


















































16 juillet 2010
Hamzaoui Benchohra, Tiaret