Le marché informel gagne du terrain. En effet, après les divers produits de consommation, l’habillement et les articles scolaires corrompus, c’est au tour des jouets de faire les beaux jours des spéculateurs qui ont profité de la fête sacrée de l’Aïd pour écouler leurs stocks d’objets dangereux menaçants des vies d’innocentes. Personne n’ignore les désagréments causés par ces dangereux « jolis » bibelots, mais une habitude s’est malheureusement ancrée dans la société algérienne et qui ne représente aucunement les valeurs de sagesse et de tolérance de l’Islam. C’est comme si on apprenait aux enfants à devenir de facto de futurs mafiosi avec cette anarchique vente d’armes factices. Ce ne sont que des jouets mais des jouets dangereux. Leur exposition sur les étals le jour de l’Aïd n’est pas appréciée par le grand public. Des parents sont quelquefois obligés par leurs enfants d’acheter des pistolets et épées en plastique.
Les bambins, par manque de conscience, jouent avec d’une manière qui inquiète plus d’un. Vendredi, au premier jour de l’Aïd, heureux étaient ceux qui vendaient ces produits, pour la plupart « made in China ». Cédés entre 50 à 150 dinars, voire 200 dinars, il n’est pas difficile pour un enfant de s’en procurer. Après avoir récolté, selon la coutume des pièces de 20 à 50 dinars de la part des oncles, des tantes et des anciens du quartier ou du village, les enfants n’ont aucun mal à acquérir ce qui leur semble le mieux pour faire la fête. Et cela engendre des conséquences fâcheuses et dramatiques.
Auprès des nombreux services d’urgence médicale visités ces derniers temps, on nous a affirmé qu’effectivement, des parents se sont présentés avec leurs enfants en raison de blessures provoquées par des jouets dangereux. Même si ce n’était que de simples égratignures, le risque d’aveuglement est grand. Et pour cause, il est possible de tirer de billes de plastique avec ces pistolets ou de brûler certains chargeurs bourrés de balles de matières chimiques incendiaires. Dans les annales, les cas d’incidents ayant causé des blessures aux yeux reviennent souvent en exemple. Cela étant, malgré l’interdiction par le ministère du Commerce de commercialiser ces jouets dangereux, il n’en demeure pas moins que leur négoce est florissant. Cette situation qui est avantageuse pour les commerçants de l’informel, car aucunement inquiétés, laisse perplexe les parents qui ne sont pas toujours capables de résister aux caprices de leur progéniture.
Enfin, il reste à souligner que le danger n’émane pas que de ces jouets sous formes « d’armes » mais il existe d’autres exemplaires de poupées, oursons, véhicules… fabriqués avec des matériaux tranchants et autres teintes et constituants chimiques infectés.
Ouest Tribune S.Moumen


















































14 septembre 2010 à 20 08 56 09569
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