
Edition du Jeudi 05 Mai 2005
L’Algérie profonde
Halte aux dépotoirs à ciel ouvert !
Environnement à Tiaret
Par :R. Salem
Rahouia : bidonvillisation
Amertume, désolation et instabilité morale : tels sont les ingrédients qui s’offrent, devant l’indifférence, la passivité et surtout le laxisme des autorités locales, au menu méprisant de cette ville qui mérite pourtant mieux.
Un constat amer qui se caractérise par la dégradation sans explication du cadre de vie qui subit de perpétuelles fissures sociales. De la cité Émir-Abdelkader à celle de Benouis-Rabah en passant par le quartier Hamar, en plus des dépotoirs enracinés, ce sont les eaux usées qui se déversent de toutes parts, un phénomène non seulement inéluctable mais porteur d’une affliction indescriptible.
Bien que fortement engagé, le plan d’urbanisation, voire la construction de nouvelles cités, semble enfoncer au lieu de soulager les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Néanmoins, cette situation ne fait que se confirmer et s’aggraver davantage en plusieurs endroits tels que les nouveaux HLM qui sont “ornés” en si peu de temps par des taudis construits à base d’objets usés.
Cette ville, jadis carrefour des compétences et des initiatives, support stimulant pour l’éducation et l’innovation, lieu d’ouverture au monde, favorisant le décollage économique par sa vocation céréalière et sa situation géographique qui fait d’elle le carrefour entre les wilayas de Tiaret, Relizane, Mascara…, devient, au fil du temps, un cercle de tous les vices et un dépotoir de toutes les saletés.
R. S


















































20 octobre 2010
R. SALEM