Les onze émeutiers arrêtés par les services de la police lors du mouvement de manifestation qu’a connu le quartier de l’Oued, à Sougueur, en octobre dernier, ont été présentés à la barre du tribunal de la même localité jeudi dernier. Lors du procès, ces derniers ont essayé de convaincre le magistrat quant au mobile qui les a incités à agir de la sorte. En effet, dénuée de toutes les commodités de vie, la Cité de l’oued croule petit à petit sous la poids de la précarité.
« Cet Oued où se déverse la jetée centrale des eaux usées a déjà failli nous causer de fâcheux désagréments à plusieurs reprises, notamment durant les intempéries à l’instar de celles du mois de Ramadhan dernier », se lamentait un habitant qui nous affirmait avoir déjà piqué une maladie lui ayant coûté une longue hospitalisation à Béni-Messous. Une triste réalité que nous avons pu remarquer (et sentir) sur place tant les déceptions suscitées par cette démesurée traversée des eaux nauséabondes qui coulent à ciel ouvert devant ces “taudis”. Cette gigantesque sentine qui coule sans discontinuer ne semble pas inquiéter outre mesure les autorités concernées, lesquelles tardent encore, ou ne veulent pas, solutionner cette carence pour éviter les risques de contamination qui menacent les habitants de la cité. Toutefois, la goutte qui avait fait déborder le vase s’illustre par ces logements construits pour recaser les habitants de la dite Cité et qui ne sont toujours pas attribués. Néanmoins, le représentant du ministère public avait cautionné la demande de circonstances atténuantes formulée par les avocats de la défense. A l’issue de son réquisitoire, ce dernier a mis l’accent sur la légèreté de l’infraction qui n’a pas fait l’objet du moindre dégât. Ainsi, l’espoir d’un acquittement avait plané autour de cette audience dont le verdict sera connu officiellement demain.
M. Z.



















































8 février 2011
Hamzaoui Benchohra, Sougueur