En raison des évènements qui secouent actuellement la Libye, les ressortissants algériens ont dû fuir le pays de Kadhafi par n’importe quel moyen, à l’image de tous les étrangers qui y résident. L’Etat algérien a rapatrié plusieurs d’entre eux à partir de l’aéroport de Tripoli, mais pour ceux qui travaillent dans l’est du pays, cela a posé un problème puisqu’il était difficile pour eux de rallier la capitale libyenne. C’est le cas de Fouad Bouali, l’ex-entraîneur du WAT, qui a dû prendre le chemin inverse, vers les frontières égyptiennes, d’où il pourra embarquer pour Alger.
Mais jusqu’à hier en début d’après-midi, l’entraîneur actuel de Nedjma de Benghazi n’a pu rentrer en Egypte. Il se trouvait toujours au niveau des frontières, parmi les milliers de ressortissants étrangers, où régnait une grande confusion.
Belaradj, Nechma et Rouane rentrent de Libye, Chahloul toujours bloqué
Au moment où beaucoup d’Algériens sont toujours bloqués en Libye, d’autres ont eu la chance de pouvoir rentrer en Algérie, à l’image de nos sportifs, les footballeurs en particulier, comme Belaredj et Nechma qui exercent comme entraîneurs adjoints dans championnat de première division, et de Rouane, l’ex-joueur de l’USMB et de Tiaret, qui y est allé tenter une carrière. D’autres, comme Chaloul ou encore Fouad Bouali, n’ont toujours pas pu quitter la Libye.
«One, two, three, viva l’Algérie»,
entonné sur le vol Tripoli-Alger Sur l’un des vols programmés pour rapatrier les Algériens résidant en Libye, un grand soulagement s’est emparé de nos compatriotes dès que l’avion d’Air Algérie a quitté le tarmac de l’aéroport de Tripoli, eux qui venaient de fuir ce qu’ils ont décrit comme un «enfer», suite au soulèvement populaire contre le régime de Kadhafi. Dès que l’appareil s’est stabilisé dans le ciel, ils se sont tous levés en scandant «one two three, viva l’Algérie», pour exprimer leur joie de pouvoir enfin rentrer dans leur pays.
Coulibaly, «khradj melhabss tah fi babou»
Idrissa Coulibaly, l’ex-défenseur de la JSK, se trouve lui aussi bloqué en Libye. Le pauvre, lorsque s’est déclenchée la révolution en Tunisie, il se trouvait à Tunis où il était sur le point de signer au profit de l’EST. Ayant certainement peur pour sa vie, et craignant pour sa carrière si jamais les choses ne s’arrangaient pas en Tunisie, le Malien a dû renoncer à l’idée de jouer pour l’Espérance. Il a alors appelé son manager pour lui faire savoir qu’il voulait retourner en Libye où le climat était beaucoup plus saint, d’autant qu’il avait déjà signé un contrat avec Al Ahly de Tripoli. Le malheureux était loin de savoir qu’il allait vivre pire que ça, puisque quelques semaines après, la Libye va basculer dans une violence meurtrière sans précédent. Chez nous, on dit : «Khradj melhabss tah fi babou».



















































26 février 2011
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