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Tiaret: Education Les lycéens en vacances anticipées

16 mai 2011

ENSEIGNEMENT, S.Moumen

Finalement, le programme des 37 semaines de cours, projeté l’année dernière par le Ministre de l’éducation n’est jamais allé à son terme. Pis encore, ce programme a été ramené, à moins de vingt-sept (27) semaines. Celles-ci sont amputées de plusieurs journées de grèves « officielles », sans compter les absences « justifiées » et autres pour convenances personnelles.

Ainsi, les parents d’élèves font face à une situation inédite. Même les pédagogues avertis restent perplexes, devant ce cafouillage et cette anarchie qui règnent, au niveau des établissements scolaires, les CEM et les lycées en particulier, au moment où les écoles primaires restent en fonction, jusqu’à la fin du mois de juin, pour permettre aux écoliers recalés à l’examen de sixième, de bénéficier de cours de soutien. Cette année, la cloche aura donc sonné avant l’heure pour nos lycéens, car à partir du dimanche 15 mai 2011, les bancs de ces établissements seront désertés par leurs occupants, quand ce n’est pas avant pour certains collèges et lycées, gérés par des directeurs, qualifiés selon cette époque, de « bons vivants ». Les cours sont apparemment, achevés, les dates des examens arrêtées et celles des vacances avancées.     Les examens blancs, épreuves qui précèdent le Baccalauréat, le Brevet d’Enseignement Moyen, (BEM), et les compositions, ont été déjà programmés, pour liquider pédagogiquement cette année scolaire. Pour cela, les avis divergent, quant à l’évaluation de cette année, encore une de spéciale. Certains enseignants et pédagogues, expérimentés et assidus, sont catégoriques : cette année scolaire 2010-2011 a été bâclée, au sens propre du mot, pareillement à celle de 2010/2011. «Il y a eu des grèves, et le temps perdu n’a pas été convenablement rattrapé.     Ceux qui prétendent, que les programmes sont à 80% achevés, doivent aussi savoir, que s’ils sont achevés, ils l’ont été dans de très mauvaises conditions, car les normes pédagogiques n’ont pas été respectées. » En effet, comment peut-on avaler, qu’un chapitre programmé pour dix heures, peut être dispensé aux apprenants, en quatre ou cinq heures ?     Encore faut-il, que ce programme officiel soit vraiment court et simple, comme il y a quelques années. C’était l’époque, où les classes d’examen ne quittaient l’établissement, qu’un jour avant les épreuves. Hélas, pour les pédagogues, la situation à laquelle est confrontée en ce moment l’école algérienne est inédite : d’aucuns affirment, que les élèves ne partent plus en classe. Ils préfèrent travailler seuls, en groupes, ou alors en suivant des cours de soutien. Ce n’est pas normal ! Les enseignants n’ont pas le droit de libérer les élèves, pour leur permettre de réviser leurs cours. La préparation des compositions et des examens de fin d’année, doit impérativement se faire en étroite collaboration avec les enseignants, qui ne peuvent en aucun cas être suppléés, ni par les cours « express » de soutien payés, ni par les polycopiés, et encore moins par l’Internet. Selon cette frange de gens avertis, l’élève doit travailler avec son professeur, pour la préparation de son examen. Il est aberrant, qu’un enseignant demande aux élèves, de ne plus venir aux cours, sous prétexte qu’ils ont un examen à préparer.     Bon nombre de pédagogues évoquent sans hésitation, une autre année catastrophique – ne pas se fier aux résultats des examens, – du fait que les élèves sont restés trop longtemps au repos. Pour l’élève, qui reste loin de l’école pendant longtemps et qui la quitte bientôt, c’est difficile pour lui, de reprendre les apprentissages. La reprise se fait de manière très démobilisée.     Ainsi, c’est finalement lui, le premier grand perdant dans tous les cas de figure. Enfin, et dans la logique, de nombreux parents et enseignants avertis dressent un pronostic très négatif, quant aux résultats des épreuves du Bac et du BEM, prévues au début du mois juin.                S. Moumen

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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