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Tiaret : Soutenances à la Faculté des Sciences Humaines

25 juin 2011

ENSEIGNEMENT

Le «Soufisme dans l’Algérie ottomane» , thèse soutenue par M. Benali  Après les tracas des révisions ou celui de l’affichage des notes, place à l’ambiance coutumière des bruyantes soutenances. En effet, comme à chaque été, les sites de l’université «Ibn Khaldoun» sont envahis par les parents et amis de l’étudiant appelé à soutenir son mémoire de sortie. Des troupes de «karkabou»,

des caméramans, des cortèges de voitures, des youyous…Mais, il faut quand même se rapprocher des travaux de ces soutenances qui sont en train de se calquer sur l’image de nos célébrations de mariages «modernisés». Du bruit superflu, du monde et de l’ambiance. Parmi les nombreuses soutenances –ouvertes- programmées ce mardi 21 juin 2011, la rédaction a choisi celle présentée par le trinôme mixte constitué d’un garçon et de deux filles : Benali M., Hizoum Z. et Henni F. pour l’obtention d’une licence en histoire système classique, un travail dont le thème s’annonçait intéressant à travers le titre : «Les confréries Soufistes en Algérie ottomane». Le jury composé des professeurs :H.Kamel, Begga B et Doubali Kh. a siégé durant plus de deux heures pour animer cette soutenance. La thèse présentée a été étudiée selon le plan de développement proposé par le trinôme des étudiants. Après l’allocution du président du jury, la parole est donnée aux trois étudiants qui se sont relayés pour mettre en exergue les points importants de leur travail. A cet effet, les trois intervenants ont résumé leur thèse sur trois grands axes. Le «Soufisme», son apparition et ses origines ; le rôle de la doctrine dans la société, les différentes confréries et leur action en Algérie ottomane. Pour rappel, et selon les chapitres développés par l’étudiant et corrigés par le professeur examinateur, le «Soufisme», terme générique qui englobe l’ensemble des traditions mystiques du monde musulman depuis le XIème siècle. Le mot vient de l’arabe tasawwuf. Bien que la plupart des soufis aient été à l’origine des sunnites, le soufisme n’est pas un mouvement confessionnel et l’on y trouve aussi bien des chiites que des confréries de différents cultes annexes. L’islam compte d’autres mouvements à tendance mystique, tels que les ismaïliens ou l’école philosophique des Ishraqi, mais ceux-ci sont plus structurés, plus élitistes et plus sectaires que les soufis. Il n’est pas très aisé de définir le soufisme car il regroupe une variété d’éléments très différents. On peut dire, de façon très générale, que c’est un style de vie et un ensemble de croyances et de pratiques. Le soufisme, tout comme l’islam, n’abrite pas en son sein de tendance «orthodoxe» unique mais une variété de traditions et d’usages. Certains savants répartissent les principaux groupes soufis en trois grands courants théologiques : le théisme, le monisme et le panthéisme. Quelle que soit leur appartenance, les soufis croient jouir d’une relation privilégiée (walaya) à Dieu. Ils croient aussi posséder le potentiel nécessaire pour parvenir à l’union spirituelle avec Dieu et accéder à la gnose, la connaissance intuitive de la vérité divine (haqiqa) par l’effort contemplatif et la méditation. Cette faculté est une grâce accordée par Dieu au soufi de toute éternité mais que l’initié doit cependant réaliser en s’engageant dans une voie spirituelle ardue (tariqa) jalonnée de plusieurs étapes (maqamat) et d’états (halat). Ce cheminement se fait sous la direction d’un maître soufi qualifié (shaikh ) ayant lui-même réalisé la gnose et commence toujours par la «repentance» de l’initié. Le maître transmet alors à son disciple l’influence spirituelle (baraka) qu’il a lui-même reçue de son propre maître à travers la chaîne initiatique (silsila) ininterrompue de maître à disciple dont l’origine remonte à Mahomet et à Ali ibn Abu Talib. Bien qu’elles présentent des similarités entre elles, ces chaînes initiatiques rivalisent avec les généalogies (isnad) des transmissions orales des faits et gestes du Prophète (sunna) citées par les juristes et les théologiens musulmans. Les soufis reconnaissent l’autorité spirituelle du maître et son rôle de médiateur entre Dieu et les hommes, mais ils croient aussi que chaque génération d’initiés est reliée à un maître secret, qui est intérieurement «l’homme parfait» (qutb), de la présence duquel dépend le sort de l’univers. Seuls ceux qui ont pleinement réalisé l’expérience soufi, —renoncement à soi (fana), survie avec Dieu (baqaâ) et connaissance (marifa)— peuvent le reconnaître. L’«homme parfait» des soufis partage des caractéristiques communes avec l’imam des chiites traditionnels : tous deux sont des chefs religieux dont la présence est une condition sine qua non à l’existence de l’univers ; tous deux sont investis par Dieu de l’autorité, de la connaissance, et ont pour dons des pouvoirs miraculeux ; tous deux ne sont connus que des élus. L’imam chiite doit appartenir à la filiation d’Ali ibn Abu Talib et de Fatima, alors qu’une telle restriction n’existe pas pour l’«homme parfait» des soufis. Les soufis vénèrent traditionnellement d’innombrables maîtres musulmans et hommes parfaits du passé, même ceux qui ne sont pas considérés des soufis, comme par exemple Mahomet, ses compagnons (sahaba) ou les imams chiites. Les soufis mènent une vie d’anachorète ou une vie en collectivité dans des «ribat», les bastions-écoles. Ils prônent totalement à Dieu pour leur subsistance, en même temps qu’ils initient une liturgie nouvelle fondée sur la répétition du nom de Dieu, le thikr. Pour ce qui est des critiques relevées par le jury, elles étaient évidemment pertinentes et portaient sur la méthodologie, le contenu et la documentation, car «l’histoire ne se fait pas à partir du néant» a rappelé le professeur examinateur. Le professeur encadreur, Mme Doubali K. a pris la parole pour remercier le jury à propos de ses interventions en mettant l’accent sur les divergences soulevées notamment dans l’authenticité et la nomenclature de certains documents cités dans la thèse ; elle a également saisi l’occasion pour exhorter les étudiants à se comporter en vrais futurs chercheurs. Après délibération, le mémoire des étudiants Benali et consorts est accepté avec la mention «Très bien». Les présents, amis ou proches des trois familles ont félicité le trinôme en lui souhaitant la réussite au magistère.        S.Moumen

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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