B. KACEM CORRESPONDANT DE LA VOIX
En l’absence de piscines, de moyens de distractions suffisants et/ou fermés pour des raisons toujours inexpliquées, et autres espaces de jeux appropriés du moins, des enfants des communes de Dahmouni et Bouchekif, 15 kilomètres à l’est de Tiaret, bravent le danger et optent pour… les barrages.
Profitant de la situation de pénurie de moyens et des grandes chaleurs dans ces deux parties intégrantes du plateau du Sersou, beaucoup de transporteurs se sont investis dans un créneau de voyage, assurant des mouvements vers les plages, 150 kilomètres plus loin. Mais tous les enfants n’ont pas les moyens de s’offrir ces virées… beaucoup se rabattent alors sur les eaux stagnantes du barrage Dahmouni aux capacités de stockage de plus de 35 millions de M3, dont sept sont retenus en amont, constituant un piège parfait pour les baigneurs imprudents. Il faut souligner ici que le barrage Dahmouni tient, depuis sa réalisation, une comptabilité macabre inquiétante prouvant sa dangerosité. Beaucoup de jeunes, dans leur innocence, ont péri noyés dans ces eaux pour avoir été entrainés par cet instinct de courage propre aux petits du bled. Avant que le barrage ne fasse l’objet de convoitise par des enfants en quête de fraicheur, les pouvoirs publics sont donc interpelés pour surveiller l’espace et interdire toutes baignades dans des eaux stagnantes fortement chargées et polluées.
N°3545 – LUNDI 4 JUILLET 2011 La Voix de l’Oranie



















































4 juillet 2011
Boudali. KACEM, DAHMOUNI