Pareillement à tous les grands centres urbains du pays, cet été, la ville de Tiaret est une véritable fournaise, particulièrement les après-midis. Les citoyens se terrent chez eux et ne font leur apparition que le soir, veillant jusqu’à une heure tardive de la nuit, pour profiter du peu de fraicheur nocturne. Le incendies enregistrés en forêts ou sur les champs de céréales, n’ont fait qu’aggraver la situation, depuis le mois de juin. Devant cette situation, annonciatrice de grandes chaleurs, à l’approche du mois de Ramadhan, tout le monde s’est rué sur les magasins, pour l’achat d’un climatiseur par facilités. Tout ce qui s’appelle logement en est doté. Malheureusement, ce recours à l’achat à crédit n’échappe pas aux spéculateurs, qui profitent de cette aubaine, pour écouler leur camelote à des prix exorbitants.
A titre d’exemple, un climatiseur 12000 btu, coûte au comptant 28000 DA. Il est cédé à 48000 DA par facilités, payables en 10 tranches. Quant aux installateurs, qui sont souvent des électriciens ou des plombiers convertis, eux aussi sont rares à trouver, et se font payer à leur guise. D’autre part, ignorant tout sur cette nouvelle technologie coûteuse, le brave citoyen, qui souvent n’est pas riche, s’enlise davantage dans les dettes, sans oublier la facture d’électricité, le Ramadhan, l’Aïd, la rentrée… « Point de pain quelquefois et jamais de repos… Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts… » disait une certaine fable de La Fontaine. Et la vie se continue !
S.Moumen


















































10 juillet 2011
S.Moumen