B. KACEM CORRESPONDANT DE LA VOIX
Pour mettre fin aux bruits de tonneaux vides et prendre en main les activités culturelles dans la ville de Tiaret, c’est toujours en position défensive que la direction de la culture de la wilaya de Tiaret a anticipé par délimiter le territoire aux seuls professionnels de la poésie.
Jeudi, à l’hôtel Les Abassides que le patron Hadj Ahmed Ould Bachir, fervent défenseur de la culture sous toutes ses facettes et dans toute sa dimension populaire, venait de dresser et mettre au service de la poésie du terroir une superbe khaïma au standing de palais arabe. Un plateau varié et pluriel, animé par le talentueux poète du plateau du Sersou Ahmed Bouziane en l’occurrence, où les bardes populaires se sont fait entendre sous la khaïma par un public averti auquel s’est joint le wali Bousmaha Mohamed. Chelef a été l’invité d’honneur et venait de reprendre à l’improviste une de ses plus belles qaçidas. De jeunes talents se sont produits, à l’image de Zair, qui a raconté les déboires de la vie symbolisées par la « bougie », Benzama qui a repris « Djar allia el hamm » de Abdelkader el Khaldi traduite simultanément dans la langue de volontaire. Cheikh Mihoubi continuant à puiser dans la richesse du patrimoine immatériel pour en faire un trésor assez particulier où tous les répertoires des bardes de la région sont repris de Boutaiba, Khaldi, El wahrani, Mostafa Ben Brahim. La poésie féminine n’a pas été en marge de la veillée puisque trois jeunes poétesses se sont produites comme pour dire que la poésie n’est pas l’apanage des hommes et que la femme est aussi une productrice de la prose, de la rime. En somme, la khaïma aura été un lien commun pour tous les poètes réunis en cette soirée ramadanesque, non pour « tuer » le temps mais plutôt le vivre ensemble
N°3579 – DIMANCHE 14 AOÛT 2011 La Voix de l’Oranie

















































14 août 2011
Boudali. KACEM