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Prévention des risques majeurs : «Le redéploiement des populations comme solution» par El-Houari Dilmi

« La partie septentrionale de l’Algérie enregistre chaque mois entre soixante à quatre-vingts secousses telluriques, ce qui relève d’une activité géologique normale, due au rapprochement progressif des plaques tectoniques africaine et eurasiatique», a indiqué, hier, le directeur général du Centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG), M. Abdelkrim Yellès, au micro de la Chaîne 3. En effet, interrogé sur la prévention des risques majeurs et l’efficience des techniques antisismiques utilisées en Algérie, le DG du CRAAG a expliqué que beaucoup de paramètres interviennent dans ce qu’il a appelé «la résilience des sociétés, mais l’acte de bâtir reste essentiel dans la prévention des risques majeurs», a-t-il affirmé. Donnant son point de vue sur le management des risques en Algérie, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 a indiqué que «manager un risque, c’est prendre un certain nombre de mesures coordonnées pour justement intégrer la prévention dans le développement durable du pays et faire des évaluations périodiques par les différents acteurs qui interviennent dans ce domaine». Au sujet des règlements parasismiques, qui datent de 1980 après le séisme dévastateur de l’ex-El-Asnam (Chlef), actualisés en 2003 juste après le tremblement de Boumerdès, le DG du CRAAG a expliqué que tous les programmes publics de construction ont pour obligation d’intégrer ces règlements parasismiques qui «sont révisés au fur et à mesure de l’avancement du temps», a-t-il ajouté. Appelant à une réglementation plus contraignante à l’adresse des autoconstructeurs qui ne respectent pas toujours les règlements parasismiques, M. Abdelkrim Yellès a expliqué qu’une grande partie des constructions détruites lors du tremblement de terre de Boumerdès «appartenaient justement à des autoconstructeurs». Sans verser ni dans le «fatalisme ni l’alarmisme», a encore expliqué l’invité de la radio, la stratégie nationale mise en place avec la promulgation d’une loi en décembre 2004 vise justement à «préserver le maximum de vies dans un pays où la région sismique, c’est-à-dire le Nord, est la plus habitée», a-t-il affirmé. «Il faut absolument réduire la pression urbanistique sur la frange littorale du pays, qui est la plus exposée à des séismes de grande amplitude», a-t-il souligné. Les recommandations du schéma national d’aménagement du territoire à l’horizon 2025 font justement état d’un «redéploiement des populations vers l’intérieur du pays et la région des Hauts Plateaux, ou encore vers la plate-forme saharienne dans l’objectif de réduire de la surconcentration que connaît la bande littorale qui est la plus vulnérable ».

Estimant que la stratégie des pouvoirs publics va dans ce sens, avec la construction de nouvelles villes à l’intérieur du pays, le DG du CRAAG a expliqué que l’Afrique «se rapproche chaque année de 7 millimètres de la plaque européenne en vertu d’une loi géophysique que certains appellent la dérive des continents ; il est, donc, fort probable qu’il ait une soudure entre l’Afrique et l’Europe, avec pour conséquence la disparition de la mer Méditerranée dans cinquante millions d’années », a-t-il estimé. Au sujet des secousses telluriques enregistrées dans certaines wilayas du pays, Abdelkrim Yellès a expliqué qu’il «s’agit là d’une sismicité normale, due au mouvement continu des plaques tectoniques».

Revenant sur l’historique des secousses telluriques qu’a connues l’Algérie depuis les temps anciens en raison d’une activité sismique naturelle et continue, l’invité de la radio a encore expliqué que «l’urgence aujourd’hui est de redéployer les populations vers des zones moins vulnérables, comme cela se fait avec un certain succès dans d’autres pays». L’éventualité de la survenance d’un méga-séisme à Alger selon certains experts, la surveillance permanente du risque sismique en collaboration avec des pays étrangers, les phénomènes météorologiques et leurs conséquences sur la planète et la vie des populations ont été les autres points abordés avec l’invité de la Chaîne 3.

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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