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VÉRITABLE ENCYCLOPÉDIE DU TERRORISME INTÉGRISTE Mohamed Issami n’est plus

10 octobre 2013

FRENDA, Mohamed Rouabhi

VÉRITABLE ENCYCLOPÉDIE DU TERRORISME INTÉGRISTE Mohamed Issami n’est plus dans FRENDA logo3

Actualités : VÉRITABLE ENCYCLOPÉDIE DU TERRORISME INTÉGRISTE
Mohamed Issami n’est plus

Notre collègue et ami Mohamed Rouabhi, plus connu sous son pseudonyme «Mohamed Issami», nous a quittés à tout jamais, en ce triste lundi 19 avril 2010.

Kamel Amarni – Alger (Le Soir) – Mohamed est décédé à l’âge de 61 ans, dans sa chambre de l’hôtel El-Manar, de Sidi-Fredj à Alger. N’ayant plus donné signe de vie depuis qu’il avouait, en début de semaine à sa famille résidant à Oran, qu’il était un peu malade, l’inquiétude de ses amis et collègues vire au cauchemar en cette sinistre fin de journée de lundi. Notre confrère et ami Mountassar Oubetroun, très proche du défunt, avait, hélas, raison d’être plus inquiet que nous autres : «Allah yerrahmou», arrivait-il difficilement à prononcer. Une phrase péniblement arrachée à l’émotion et aux sanglots lors de cet énième appel téléphonique. Mohamed Rouabhi nous quitte et laisse derrière lui une veuve et quatre enfants d’une dignité exemplaire. Mais aussi une œuvre qui fait autorité. Natif de Frenda, Mohamed n’a jamais dévié de sa trajectoire et de son engagement politique pour une Algérie démocratique et moderniste. Un idéal pour lequel il sacrifia toute sa jeunesse dans les rangs du PAGS, du temps de la clandestinité. Et c’est ce même idéal aussi qui lui fera, tôt, ouvrir les yeux sur le plus grand danger qui menaçait — et qui atteindra malheureusement — ce rêve et cet idéal : l’islamisme politique et son prolongement fatal, le terrorisme. Son parcours journalistique de ces dernières décades, depuis Alger républicain, Le Matin, El Watan, La Tribune de l’Ouest, La Voix de l’Oranie et, enfin, Le Soir d’Algérie est entièrement consacré à cela. Mohamed Issami était non seulement un spécialiste de la question sécuritaire, mais aussi un connaisseur hors pair des nuances les plus insoupçonnées a priori entre les différents groupes armés islamistes, leur histoire, leur répartition géographique, leur prolongement «politique» (djazariste, salafiste, etc.). Il était le premier à «déceler» l’empreinte d’Al Qaïda au Maghreb, par exemple. Au cœur de l’enfer, c’est le titre d’un remarquable livre dans lequel il relate la terrible décennie 90. Lors de son dernier passage à la rédaction du Soir d’Algérie, le mercredi 14 avril dernier, Mohamed proposait un projet d’une série de livres, tous consacrés au terrorisme, et sollicitant une contribution du Soir d’Algérie pour leur édition. Hélas, le sort en a décidé autrement. Mohamed n’a eu que le temps d’envoyer son dernier article, vendredi, paru samedi dernier. L’homme qui a inlassablement mené la guerre aux terroristes à travers ses écrits a été inhumé hier en fin de journée au cimetière de Aïn-El-Beïda à Oran. Repose en paix, cher collègue et ami.
K. A.

SON DERNIER ARTICLE
KIDNAPPINGS TERRORISTES
Boghni résiste seule

Boghni a été durant la journée de ce jeudi une ville morte. La grève à laquelle avait appelé la coordination des villages a été un succès. Non seulement les commerces ont baissé rideau, avec toutefois un service minimum assuré dans la matinée, mais l’administration a également suivi le mot d’ordre de grève, tout autant que le secteur de l’éducation nationale et les entreprises publiques.

Ce mouvement de protestation contre l’enlèvement d’un citoyen de la région par un groupe d’Al- Qaïda au Maghreb fait suite à une série d’actions qui ont commencé dès le lendemain de ce kidnapping, le 22 mars dernier, assorti d’une demande de rançon à la famille de l’otage. Ces trois dernières semaines, deux journées de grève, des rassemblements, des marches, des caravanes de voitures sillonnant les communes de la daïra et des opérations de recherche dans la forêt suspectée d’abriter des terroristes ont été organisées. Des actions qui ne semblent pas près de s’essouffler. Mais les citoyens de la région de Boghni, qui se sont mobilisés dans un élan de solidarité exemplaire avec la famille du vénérable octogénaire enlevé, Ali Hassani, n’ont pas eu la même chance que ceux de la région de Tigzirt. Ces derniers, en entamant une action similaire, avaient pu libérer l’un des leurs sans paiement de rançon et au bout de trois jours seulement, en novembre dernier. De toute évidence, Al-Qaïda au Maghreb, qui a fait des rançons demandées aux familles des citoyens que ses groupes kidnappent par dizaines à longueur d’année, en Kabylie surtout, un business et un moyen, à la fois facile et sûr, de financer ses crimes, a décidé de ne plus permettre que l’expérience de Tigzirt soit rééditée, au risque de ruiner ainsi son commerce mafieux. Concernant le citoyen enlevé à Boghni, l’organisation terroriste a non seulement fait savoir qu’elle refusait de le libérer sans versement d’une rançon, mais a également menacé ceux qui seraient tentés de pénétrer dans les maquis pour le rechercher. Il ne s’agit de rien d’autre que d’une déclaration de guerre ouverte contre les citoyens qu’elle cible par ses kidnappings et ceux qui se solidariseraient avec eux. De son côté, la Coordination des villages de Boghni a déclaré qu’elle ne baisserait pas les bras en abandonnant Ali Hassani aux mains de ses ravisseurs. Le problème est que les groupes terroristes d’Al- Qaïda au Maghreb sont solidaires entre eux dans cette guerre contre la population. Alors que l’actualité est encore dominée par l’enlèvement du citoyen de Boghni, un autre commerçant a été kidnappé dans la région de Béni-Douala, toujours dans la wilaya de Tizi-Ouzou, le 7 avril dernier, alors que le lendemain, un autre avait été libéré après 45 jours de captivité dans la wilaya de Boumerdès. Ce qui signifie, pour eux, que le principe du versement d’une rançon reste incontournable. Dans cette situation, l’action menée par les habitants de Boghni pour obtenir la libération d’Ali Hassani, avec toute sa charge hautement patriotique de résistance contre le terrorisme, est en train d’évoluer comme s’il s’agissait d’une affaire strictement privée d’un village qui ne trouve de compassion que parmi ses voisins immédiats, dans une totale indifférence du reste de la wilaya et du pays. Les autorités du pays, qui se battent sur le plan international pour la criminalisation des paiements des rançons aux terroristes et à qui s’offre l’action de Boghni comme un prolongement concret et un parfait exemple de mobilisation pour condamner ce type de pratique, ne donnent aucunement l’impression d’être concernées par cette initiative citoyenne. Pourtant, il ne s’agit rien d’autre que de l’heure de vérité entre Al-Qaïda au Maghreb et l’Algérie. Ou la mobilisation citoyenne en cours contre les enlèvements terroristes est soutenue, amplifiée et atteint son objectif, et c’est tout l’avenir du terrorisme dans la wilaya et pas seulement la pratique des kidnappings qui volera en éclats, avec toutes les conséquences sur la vie du pays, ou cette même mobilisation finit pas s’essouffler au profit des exigences des terroristes, et toutes ces occasions qui se sont imposées d’elles-mêmes pour mettre en complémentarité l’action des forces de sécurité et celle des citoyens pour venir à bout du terrorisme dans la région seront gâchées. Complémentarité sans laquelle le pari d’une victoire définitive sur le terrorisme pourrait rester en suspens.
Mohamed Issami

CONDOLÉANCES DU SNJ
C’est avec une profonde tristesse que le Syndicat national des journalistes a appris la terrible nouvelle du décès, à l’âge de 61 ans, de notre collègue et ami Mohamed Rouabhi dit Mohamed Issami
En cette douloureuse circonstance, l’ensemble des membres du SNJ présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et l’assure de son soutien en toute circonstance.
«A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons».

CONDOLÉANCES
Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la communication,
Monsieur Azzedine Mihoubi, très affecté par le décès de
Mohamed Rouabhi
dénommé Issami
journaliste au quotidien Le Soir d’Algérie, présente à sa famille ainsi qu’à
tous les journalistes et travailleurs du journal, ses sincères condoléances et
les assure, en cette pénible circonstance, de sa profonde sympathie.
Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde
et l’accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons
et à Lui nous retournons».

CONDOLÉANCES
Les membres fondateurs, la rédaction ainsi que le personnel du Soir
d’Algérie, très peinés par le décès de leur ami et collègue
Mohamed Rouabhi
«Issami»
présentent à la famille du défunt et à ses proches leurs condoléances
les plus attristées et les prient de trouver ici l’expression de leur profonde
sympathie.
Que Dieu accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde
et l’accueille en Son Vaste Paradis.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2010/04/21/article.php?sid=98897&cid=2

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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