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Modernité, comment ? Stagnation, pourquoi ? (2e partie et fin) Par le Dr Mohamed Larbi Ould Khelifa

29 juillet 2014

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Modernité, comment ? Stagnation, pourquoi ? (2e partie et fin)  Par le Dr Mohamed  Larbi Ould Khelifa logo3

Contribution : Modernité, comment ? Stagnation, pourquoi ? (2e partie et fin)

Par le Dr Mohamed
Larbi Ould Khelifa

4- La recherche de soi en l’autre 
Les questions du modernisme, de la modernité et de l’authenticité étaient la préoccupation de nombreux intellectuels et élites au Moyen-Orient ainsi qu’au Maghreb, tels que Ali Mohamed Saïd (Adonis) qui a fait une étude en deux volumes, éditée entre 1974 et 1978, intitulée Le fixe et le mouvant, et TayebTizini dans son livre Du patrimoine à la révolution, Abed Al Djabri dans son étude prospective intitulée Le discours arabe contemporain, en 1982, Zaki Nadjib Mahmoud dans son livre intitulé Notre culture face à l’époque et Constantin Zureik qui a édité, en 1977, une analyse intitulée Nous et l’avenir. M. Hudson de l’université de Washington D.C a élaboré une étude comparative et critique parue en 1979 intitulée L’avenir des Arabes, difficultés de l’issue, dans laquelle il a prédit les crises des années 1980 et 1990 dans le monde arabo-musulman. Jacques Berque (né à Frenda, Tiaret) a lui aussi donné une conférence, lorsque nous l’avons reçu à l’Institut des sciences sociales en 1977, évoquant ses observations quant à ses expériences au Maroc et en Égypte, des références à l’introduction à son essai de traduction du Saint Coran ainsi que son analyse intitulée Les Arabes et dans laquelle il accuse l’élite, impassible et indifférente, d’être à l’origine de la crise du monde arabe, et des études les plus importantes et les plus récentes, nous citerons celle éditée par le professeur libanais Georges Korm en 2012 qui traite de la crise de la mutation dans le monde arabe, du développement sans croissance et de la modernité qui mènera la société de l’état de division entre ethnies et tribus et le monopole du comprador sur la citoyenneté capable de provoquer ce changement vers la modernité depuis l’intérieur ; une étude dans laquelle il présente la Corée du Sud et le Japon comme modèles d’adaptation du savoir et de la modernité. Nous pouvons dire que cela est possible, sans oublier que ces pays comptent des élites associant la pensée à la bonne gestion et que la civilisation du monde entier est orientée vers le sud-est de l’Asie et l’océan Pacifique, c’est ce qu’a prédit Fukuyama quand il a appelé l’Amérique du Nord à se tourner vers ce vieux nouveau monde et à renforcer leur alliance davantage qu’avec l’Europe, ce vieux continent qui va vers le déclin et le marasme.
La crise des années quatre-vingt-dix a fait naître une élite intellectuelle et politique qui a fait face à l’extrémisme politique sous couvert religieux à travers des positions et des discours où la littérature est mêlée à l’idéologie, suivant l’exemple des transfuges du Kremlin durant l’ère soviétique. Cette élite jouit d’une grande importance au sein des milieux européens et parfois américains où il est procédé à sa promotion en lui décernant des prix littéraires ; nous en citerons à titre d’exemple l’auteur Boualem Sansal, Benchicou, Yasmina Khadra, l’historien chercheur Mohamed Harbi et d’autres encore qui écrivent pour satisfaire certains milieux de gauche ou de droite en Occident ; quoi qu’il en soit, ils sont libres d’exprimer l’indignation ou la satisfaction sur l’étendue d’ouverture dans leurs sociétés et d’analyser leur passé proche et lointain et l’Algérie ne fait pas exception. La liberté demeure alors une question relative dans tous les systèmes, et la question relative à son élargissement ou au contraire à sa limitation diffère d’un pays à l’autre, elle est intimement liée à la force ou la faiblesse de l’Etat de droit, des institutions et de l’information qui est l’une de ces composantes à l’instar de l’interdiction du spectacle de l’artiste français Dieudonné, l’accusant d’antisémitisme, il y a quelques semaines. Il va sans dire qu’il n’y pas plus facile que de trouver des justificatifs à tout ce qui pourrait poser problème.
Beaucoup de victimes de la décennie noire ainsi que certains penseurs et leaders sont inquiets et attendent des études approfondies répondant aux interrogations suivantes : comment la République algérienne a-t-elle sombré dans cette tragédie alors qu’elle est issue d’une révolution populaire authentique et l’une des révolutions les plus progressistes du tiers-monde? Elle n’était opposée ni à une religion ni à une ethnie. Ils s’interrogent également sur les raisons qui ont mené notre pays à cette dérive et les conséquences de cette dernière sur l’Etat et la société dans l’immédiat et dans l’avenir, les moyens d’y remédier et les moyens de prévention. Seule l’élite sait pourquoi nous sommes avec ou contre un courant politique dans une ère où il est difficile de distinguer ce qui est authentique de ce qui est importé et où commence et se termine l’impact au sein des systèmes précaires dans notre monde dépendant.
Il y a également une longue liste d’adhérents à certains partis et d’autres qui écrivent dans des journaux nationaux et que nous ne citerons pas par obligation de réserve, car nous respectons les positions de principe et la liberté d’expression sans lesquelles la véritable élite n’existerait pas. En attendant la formation prévue pour la société civile et les normes d’évaluation de la créativité, nous estimons que la globalisation commence par l’évaluation de l’impact de la créativité scientifique, artistique et littéraire sur la société authentique pour aboutir à l’universel et non pas le contraire ; et c’est ce qui justifie l’interrogation de beaucoup de gens sur le sens politique des prix consacrés à la paix et à la littérature et pourquoi ces prix sont-ils rarement décernés à nos spécialistes en matière de sciences d’avant-garde ; est-ce dû à l’écart civilisationnel ? Et pourquoi multiplions-nous les distinctions ritualistes, parfois à tout va ?
Si nous nous éloignions un peu de la sphère francophone qui attire la majorité de l’élite littéraire et intellectuelle dans notre pays et que nous allions vers un cercle encore plus large qu’est le monde anglo-saxon, nous remarquerions une grande adhésion au niveau de nombreux centres de recherches autour des universités et des entreprises économiques, sous le dénominatif de leaders de la pensée stratégique et qui sont tous sous la supervision du secteur privé et d’autres structures culturelles liées de manière très étroite aux centres d’orientation, dont la plupart sont spécialisés dans les questions du monde arabo-musulman et africain et dont les périodique américains New Yorker et The Nation éditent quelques-unes de leurs synthèses.
Parmi ces fondations, le Centre des leaders pour la recherche et les études politiques au Qatar, qui compte d’éminentes personnalités à l’instar du professeur Azmi Bichara qui fait la promotion, depuis Doha, du libéralisme et de la démocratie ; il est d’origine arabe appartenant aux Palestiniens possédant la nationalité israélienne ; une autre personnalité qui est à l’opposé de celle que je viens de mentionner, le prédicateur Youcef El Qaradhawi qui excelle dans la fetwa sur commande. Sont-ils, donc, tous deux, une face de la même devise qui est le dollar ? Néanmoins, les masques reflètent un cas d’aliénation sur lequel le penseur de gauche M. K. Loyoubo s’est exprimé de manière sarcastique : que font donc ces noirs riches alors que leurs serviteurs sont des noirs pauvres ? Ils nous rappellent le titre du livre de Frantz Fanon Peau noire, masques blancs ; ils passent de longues heures à lisser leurs cheveux frisés et à enduire leurs corps de quatre onguents afin de devenir blancs, mais hélas, ils sont décrits comme personnes de couleur.
Et quelle que soit l’introduction vers la modernité, il faut prendre en compte le patrimoine culturel qui s’est fortement mêlé à la référence islamique dans ses deux aspects, dogmatique et celui des valeurs (les valeurs qui guident le comportement). Il faut dépasser cette lutte entre modernistes, traditionalistes et salafistes qui d’ailleurs ne possèdent pas les moyens d’influer sur l’avenir. Le combat (nous voulons bien sûr parler de la critique, la contre-critique et la création) doit être mené autour des méthodes permettant d’adapter l’héritage arabo-islamique aux contingences du siècle ; en effet, l’assimilation représente une grande capitalisation personnelle et historique du savoir et de la technologie, la contemporanéité et le modernisme représentant, dans une large mesure, une projection du moi historique sur l’avenir. Notre moi national contemporain verra-t-il le jour au vingt-et- unième siècle (après 2030) ou (1451) c’est-à-dire le quinzième siècle de l’ère hégirienne ?
Les réponses sont multiples et varient entre pessimisme et déception chez certains et ambition et optimisme chez d’autres, seulement il faudrait commencer par dépasser les contradictions ainsi que le conflit sur l’identité et les constantes de l’expérience historique de l’Algérie, son patrimoine sociétal ainsi que la réhabilitation de la culture du savoir qui n’exclut personne, c’est-à-dire celle qui ressuscite le patrimoine avec tous ses aspects, ancre le modernisme depuis la famille jusqu’à l’école et l’université, le répand dans la société et se libère du pouvoir d’un type de modernisme qui s’est imposé chez nous telle une norme unique en matière de progrès et de modernité et a privé les Algériens de toute ouverture sur la modernité contemporaine car la démocratie, la liberté, le progrès et la justice sont des revendications humaines qu’aucun pays ne peut monopoliser dans un monde où apparaissent des indices de multipolarité ainsi que d’autres approches du progrès et du modernisme.

5- Les manifestations du modernisme au sein de la société 
Pour confirmer cette position, nous n’avons qu’à voir ce qui est resté ancré dans les esprits de nos élites dans le monde arabe comme repères du modernisme euro-américain, celui qui domine le monde depuis l’entre-deux-guerres et l’amorce du projet du new deal, d’abord aux Etats-Unis d’Amérique ensuite en Europe occidentale. C’est ce même projet qui est à l’origine de la révolution technologique contemporaine au milieu des mutations sociales rapides dues à des fluctuations diverses et dont la principale ne serait autre que le moi pensant, «je pense, donc je suis» (cogito, ergo sum), une controverse entre l’esprit et la foi et que chacun permet à l’autre d’aller le plus loin possible. Chez nous, beaucoup oublient, en parlant du modernisme et de contemporanéité, que Descartes qui a posé les règles de la pensée dans son œuvre célèbre Discours de la méthode a atteint dans ses méditations transcendantes les sphères des ermites et des soufis et que Pascal le mathématicien est un ermite versé dans la métaphysique, et qu’entre Galilée et Einstein une passerelle existe, soutenue par l’esprit et la foi, deux piliers essentiels qui, finalement, convergent vers l’intelligence, que Bergson considère d’ailleurs comme la clef de l’intuition, autrement dit, une pulsion créatrice qui jaillit d’entre la conscience et l’esprit, cette intuition que le mysticisme définit comme rayonnement spirituel.
Ce sont les aspects sociologiques du modernisme qui attirent, aujourd’hui, l’attention et qui soulèvent une grande partie des controverses entre les leaders et l’élite et non pas les sources desquelles elles déversent. Comme principaux aspects du modernisme occidental, nous pouvons citer notamment :
1- l’urbanisation galopante (par conséquent la marginalisation des zones rurales) ;
2- la désintégration des liens hiérarchiques qui régissaient les djemaâ, les familles, les tribus et les villages ;
3- atomisation de la notion familiale et l’individualisme ;
4- inculcation de la culture de la société de consommation à l’aide du diktat de la publicité ;
5- libération de la femme des engagements qui la lient à la famille et des pressions de la société ;
6- les tabous cassés, violant la barrière du conformisme dans les rapports entre les deux sexes et plus encore en légiférant pour l’homosexualité dans nombreux pays européens et aux Etats-Unis d’Amérique, tout en menant une grande campagne avec un slogan douteux : le mariage pour tous, et ce, malgré la timide condamnation de l’Eglise. Que tout ceci relève du modernisme, de la démocratie et de la laïcité, soit ! Comment allons-nous résoudre le problème de la procréation, l’instinct de maternité et de paternité ? Il ne nous revient pas de répondre à cela mais nous dirons seulement qu’«une anomie» demeurera toujours «anomie» quand bien même serait-elle généralisée et légalisée ;
7- la grande importance donnée au corps et à l’apparence et en faire une valeur suprême. C’est ainsi que la sveltesse de l’homme et de la femme conditionnent la réussite et que le corps devient une valeur absolue concernant la femme, d’où la mobilisation d’industries entières pour la fabrication de produits amincissants et autres onguents vendeurs de grâce et de beauté et bien d’autres commerces du sexe et de ses produits annexes ;
8- le fait de se départir de la liberté et de la démocratie pour le pragmatisme qui impose à l’opinion publique un mode de vie et des orientations politiques, culturelles et sociales à travers les grands médias et autres instituts de sondage qui jouent un rôle important dans cette mission de façonnage et de modelage de la société, en lui faisant miroiter qu’elle est maîtresse de sa destinée et de ses choix.
C’est d’ailleurs à propos de cette question que s’est exprimé le penseur américain E. Fromm qui affirme que la problématique du siècle réside dans le comment «être» et non dans ce que tu possèdes.

6- La civilisation, patrimoine commun de l’humanité
Ce sont là quelques-uns des effets sociologiques du modernisme qu’il ne faut pas juger à partir de notre position civilisationnelle mais plutôt à travers le contexte historique social des pays qui ont produit la modernité dans son état actuel ; et si l’on faisait un flash-back imaginant que la télévision transmette des images de ce qu’était la vie à Baghdad, Béjaïa, Cordoue, Le Caire, Damas, Fès ou encore Tunis au troisième siècle de l’Hégire à des spectateurs européens du Xe siècle de l’ère grégorienne afin de voir leurs réactions face à la modernité des sociétés de cette époque, qui est, sans nul doute, une modernité d’avant-garde. Si nous laissions cette interrogation mûrir ! Car ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est notre situation ambivalente, nous trouverions la réponse dans l’œuvre d’Ibn Hazm d’Andalousie qui décrit combien la civilisation et la culture musulmanes ont ébloui les Espagnols jusqu’à imiter les musulmans dans leur façon de s’habiller et de parler, dans leurs divertissements, dans la liberté dont jouissait la femme en Andalousie et qui tenait des conciles de poésie et des vernissages et autres manifestations qui s’apparenteraient à des défilés de mode et où tout le monde était convié sans distinction.
Le contraire de ce que nous venons de décrire est dépeint par l’un des plus célèbres philosophes contemporains allemands, G.W. Hegel (1770-1831), dans l’une de ses œuvres, éditée dans l’Encyclopédie des sciences philosophiques, traduite en langue française en 1970, dans laquelle il décrit l’Afrique du Nord lors d’une conférence qu’il a animée à l’université de Berlin comme suit : «C’est un pays (l’Afrique du Nord) qui ne fait que suivre le destin de tout ce qui arrive de grand ailleurs, sans avoir une figure déterminée qui lui soit propre.» Nous ignorons vraiment l’origine d’un tel jugement que porte ce penseur sur l’histoire et le patrimoine de peuples qui forçaient le respect et l’admiration en Méditerranée et au sud du Sahara. Est-ce de l’ethnocentrisme et ce ressentiment de la supériorité de tout temps de la race aryenne ? Mais il est probable que ce philosophe encyclopédique n’a pas connaissance des études d’orientalistes allemands sur les contributions de la civilisation arabo-musulmane durant son âge d’or. En tout état de cause, les dirigeants et les penseurs occidentaux et orientaux peuvent présenter leurs descriptions et leurs jugements, la civilisation demeurera une richesse commune pour toute l’humanité.
Ce type de jugements rigides niant la pérennité de la civilisation humaine et la collaboration de nombreuses nations à son progrès et son développement est très répandu. En ce qui concerne l’Algérie qui a mené un combat acharné pour survivre, et ensuite vaincre le colonialisme, son projet civilisationnel sociétal a été relancé à travers le manifeste du 1er Novembre 1954 qui a clairement tracé les jalons de l’Algérie de l’après-libération et d’une manière proche des équations mathématiques car la modernité n’exclut pas le passé et ne signifie pas de se contenter de consommer le surplus destiné à l’exportation et son véritable laboratoire est sans doute de l’ancrer dans les écoles et les universités ensuite la répandre parmi le peuple sous l’enseigne de la liberté, la justice et en tirer profit à la fin du produit, et ce, en l’adaptant à son pays, ce qui est en soi une opération de longue haleine basée sur une stratégie bien étudiée qui voit son avenir devant elle.

7- Conclusion 
La modernité ne peut être sinon être répandue sans qu’il y ait des liens entre le public et l’élite, et ce, à travers les organisations culturelles et politiques qui jouissent de la liberté d’opinion qui se déclenche à partir des données actuelles et de la capacité de pronostiquer ses déficiences et ses obstacles, d’apporter ce qui valorise et nourrit ses aspects positifs, après avoir éliminé tout ce qu’il y a de négatif, y compris le métier de «berrah» qui fait la publicité de produits contrefaits ; les deux attitudes sont répandues dans la région et représentent un obstacle face à la modernité dans son sens politique, culturel et sociétal car la régression est générale et contagieuse comme une maladie et pour mettre fin à son impact, l’élite a besoin de travailler sur la base sociétale, de la rendre plus réceptive et de semer la modernité au sein des infrastructures de la société. La démocratie est, sans nul doute, la base où se développe la modernité au titre de l’association entre l’élite au sein du pouvoir ou de l’opposition et entre les organisations de la société et ce qu’elles fournissent comme marge de liberté d’opinion ainsi que les positions prises par rapport aux questions d’intérêt général ; et dans le cas où cette marge est réduite, il y a des dysfonctionnements qui diminueraient les chances du pouvoir à y rester et à y retourner.
Très peu croient aujourd’hui que la dictature qu’a connue l’humanité dans le passé récent est la pionnière de la modernisation de ses pays tel qu’il est dit à propos d’Hitler qui a mené son pays à la destruction et la division ainsi que Franco qui a gagné une guerre civile et sorti l’Espagne, qui régnait en impératrice de l’océan, de son cadre méditerranéen et a failli rejoindre les pays du tiers-monde et Salazar et ses homologues d’Asie de l’Est et du Sud et l’Amérique latine où la majorité des artistes et créateurs étaient des opposants de la tyrannie.
Pourquoi parle-t-on de majorité ? parce que les élites ne forment pas un seul bloc sourd, certaines appartiennent à des écoles, d’autres à des intérêts et d’autres encore à des liens régionaux manifestes ou voilés, tel que dans certaines régions sous-développées ou même dans les pays les plus avancés où aux Etats unis, la présidence est passée de Bush père au fils et dans les familles de nobles, le titre de lord, en Grande-Bretagne, est un héritage et c’est ce que les générations algériennes actuelles et futures n’acceptent pas, outre les tendances latentes vers la scission comme ce qui est arrivé en Grande-Bretagne (Scotland) et en Espagne (Catalogne) et les deux pays étaient des empires dominant des continents entiers.
L’Algérie se réfère toujours au manifeste de la révolution du 1er Novembre et à la plateforme de la Soummam qui représentent une volonté et une conception pour l’édification démocratique et sociale dans le contexte des principes et des idéaux de notre religion et de l’expérience historique de notre peuple que notre élite devrait considérer comme référence et dépasser les conflits sur les positions d’un passé fait par de nombreux martyrs parmi des hommes et des femmes ordinaires. L’évaluation, la réévaluation et la critique dépourvues de toute tendance ou tentation sont considérées comme des voies vers la modernité et la rationalisation du passé autant que le présent et le progrès vers l’avenir, autrement dit vers l’édification de la modernité, l’édification d’une société de liberté, de justice et de progrès pour laquelle s’est sacrifiée et a milité l’élite révolutionnaire parmi les chouhada et les moudjahidine fidèles. L’espoir n’est-il pas la clef de l’avenir, tel que l’a écrit Djoubran Khalil Djoubran dans l’un de ses chefs-d’œuvre ?
M. L. O. K.

Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2014/07/27/article.php?sid=166407&cid=41

 

À propos de Artisan de l'ombre

Natif de Sougueur ex Trézel ,du département de Tiaret Algérie Il a suivi ses études dans la même ville et devint instit par contrainte .C’est en voyant des candides dans des classes trop exiguës que sa vocation est née en se vouant pleinement à cette noble fonction corps et âme . Très reconnaissant à ceux qui ont contribué à son épanouissement et qui ne cessera jamais de remémorer :ses parents ,Chikhaoui Fatima Zohra Belasgaa Lakhdar,Benmokhtar Aomar ,Ait Said Yahia ,Ait Mouloud Mouloud ,Ait Rached Larbi ,Mokhtari Aoued Bouasba Djilali … Créa blog sur blog afin de s’échapper à un monde qui désormais ne lui appartient pas où il ne se retrouve guère . Il retrouva vite sa passion dans son monde en miniature apportant tout son savoir pour en faire profiter ses prochains. Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et toutes les personnes qui ont agi positivement sur lui

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